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Fiscalité de la location meublée non professionnelle (LMNP)

Explication claire et officielle du régime LMNP : définition, imposition en BIC, déclaration, déficits, plus‑values et obligations déclaratives.

Fiscalité de la location meublée non professionnelle (LMNP)
Photo Douglas Schneiders / Pexels

Cette fiche explique, en termes simples et officiels, comment sont imposés les revenus d’une location meublée non professionnelle (LMNP) : définition, régime d’imposition, déclaration à remplir, traitement des déficits et plus‑values, obligations déclaratives et renvois vers les textes et notices officiels. Dernière mise à jour : 04/09/2026.

Résumé rapide : que signifie « location meublée non professionnelle (LMNP) »

Fiscalité de la location meublée non professionnelle (LMNP)

La qualification « location meublée » renvoie à la mise à disposition d’un logement doté d’un mobilier et d’équipements permettant une occupation immédiate par le locataire. Les revenus tirés de cette activité, lorsque le loueur n’est pas considéré comme professionnel, relèvent de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non des revenus fonciers (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Le statut LMNP se distingue du statut de loueur en meublé professionnel (LMP) par des conditions précises liées aux montants de recettes et à la part des revenus professionnels du foyer. Si les conditions pour LMP ne sont pas réunies, l’activité reste LMNP et les règles fiscales applicables sont celles des BIC (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Cette fiche traite uniquement des cas non professionnels. Les éléments qui diffèrent pour le LMP sont signalés succinctement et sourcés, sans entrer dans la procédure complète du statut professionnel.

Quels revenus sont imposés et dans quelle catégorie ?

Les recettes perçues au titre de la location meublée non professionnelle sont imposées au titre des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Elles ne sont pas imposées dans la catégorie des revenus fonciers. Cette classification conditionne le régime d’imposition et les règles de déduction possibles (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Il existe des cas particuliers à prendre en compte. Par exemple, la nature de la location (résidence principale louée ponctuellement, meublé de tourisme, prestation assimilée à de l’hôtellerie) peut modifier l’assiette fiscale ou entraîner des obligations spécifiques en matière d’enregistrement et de déclarations. Les précisions administratives et les conditions sont disponibles sur les pages officielles indiquées en fin de fiche (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026 ; https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2045, consulté le 04/09/2026).

La qualification LMNP entraîne donc imposition en BIC. Lorsque les conditions du statut professionnel ne sont pas atteintes, c’est le régime LMNP qui s’applique, avec les modalités décrites dans les sections suivantes (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Les deux régimes fiscaux principaux (micro‑BIC et régime réel)

Deux régimes d’imposition sont usuels pour la location meublée non professionnelle : le micro‑BIC et le régime réel. Le choix ou l’application d’un régime dépend de plafonds de recettes et, le cas échéant, d’une option exercée par le contribuable. Les règles et conditions figurent sur les pages officielles de l’administration fiscale (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026).

Micro‑BIC : ce régime prévoit un abattement forfaitaire sur les recettes, avec des plafonds de recettes fixés par l’administration. Lorsque les recettes entrent dans le champ du micro‑BIC, l’abattement s’applique automatiquement et la déclaration des revenus s’effectue sur la déclaration de revenus via la ligne ou la case dédiée de la déclaration 2042 C‑PRO. Les plafonds applicables et leur année de référence doivent être lus sur les pages officielles (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026 ; https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-suis-proprietaire-dune-location-meublee-de-tourisme-quel-est-le-nouveau, consulté le 04/09/2026).

Régime réel : sous ce régime, le loueur peut déduire les charges réelles et pratiquer des amortissements sur le bien et le mobilier dans le cadre des règles comptables applicables aux BIC. Le dépôt de la déclaration de résultat s’effectue via le formulaire n°2031 et ses annexes par l’espace professionnel indiqué par l’administration. Les modalités détaillées d’amortissement et de tenue de comptabilité figurent dans le BOFiP et les notices fiscales (https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_integral/Brochure-IR-2026.pdf, consulté le 04/09/2026 ; https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3610-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHAMP-40-20-20260819, consulté le 04/09/2026).

Le choix entre micro‑BIC et réel doit être évalué au regard des recettes et des charges : le texte officiel précise les plafonds d’éligibilité au micro‑BIC et les conséquences déclaratives ; il est recommandé de consulter la fiche correspondante pour connaître les seuils exacts publiés et leur date de validité (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026).

Déficits et imputation

Les déficits résultant d’une activité de location meublée non professionnelle ne peuvent, en règle générale, pas être imputés sur le revenu global. Ils sont imputables uniquement sur les revenus de même nature, selon les règles prévues par le Code général des impôts et précisées dans le BOFiP (https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3610-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHAMP-40-20-20260819, consulté le 04/09/2026).

Des exceptions existent selon la transformation du statut du loueur (passage éventuel à LMP) ; le BOFiP précise ces conditions et les conséquences fiscales. Toute situation impliquant des déficits importants, des requalifications de statut ou des incidences sur l’impôt sur le revenu demande une lecture attentive des commentaires administratifs et, si nécessaire, un avis spécialisé (https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3610-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHAMP-40-20-20260819, consulté le 04/09/2026).

La fiche administrative et le BOFiP restent la référence pour connaître les règles d’imputation applicables à une année donnée et leurs conditions.

TVA, cotisations sociales et cas particuliers

La TVA peut s’appliquer dans certaines hypothèses, notamment lorsque l’activité s’apparente à des prestations de services de type hôtellerie ou lorsque des prestations annexes sont fournies. Les textes administratifs et les rubriques du BOFiP détaillent les cas où la TVA est due (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Les cotisations sociales peuvent être dues lorsque l’activité constitue une activité professionnelle au sens des organismes de protection sociale. Les conditions d’assujettissement et les seuils pertinents sont traités sur les pages officielles. Pour déterminer l’assujettissement aux cotisations sociales, il convient de se référer aux pages d’information administrative et au BOFiP pour les cas particuliers (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees, consulté le 04/09/2026).

Tout cas particulier (prestations hôtelières, meublé de tourisme classé, location avec services) nécessite une lecture précise des rubriques officielles citées ci‑dessous afin d’identifier l’imposition de la TVA ou les règles sociales applicables (https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-suis-proprietaire-dune-location-meublee-de-tourisme-quel-est-le-nouveau, consulté le 04/09/2026).

Cession du bien et plus‑value

En cas de cession d’un bien donné en location meublée sous le statut LMNP, la plus‑value est, sauf conditions particulières, traitée selon le régime des plus‑values des particuliers. La situation diffère si le statut LMP est atteint, auquel cas des règles spécifiques peuvent s’appliquer. Les précisions et les conditions se trouvent sur les pages d’information de l’administration fiscale (https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-vends-un-bien-immobilier-donne-en-location-meublee-comment-se-calcule-la, consulté le 04/09/2026).

Pour connaître les modalités de calcul, les exonérations possibles et les règles d’imputation des amortissements sur la plus‑value, il faut consulter les notices et le BOFiP cités en fin de fiche. Ces documents indiquent aussi les cas où la cession entraîne des conséquences fiscales spécifiques selon le statut du loueur (https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-vends-un-bien-immobilier-donne-en-location-meublee-comment-se-calcule-la, consulté le 04/09/2026).

Obligations pratiques et déclaratives

Selon le régime choisi, les déclarations à remplir diffèrent : en micro‑BIC, la déclaration passe par la déclaration de revenus et la case/ligne dédiée de la 2042 C‑PRO. En régime réel, la déclaration de résultat s’effectue au moyen du formulaire n°2031 et annexes via l’espace professionnel de l’administration (https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_integral/Brochure-IR-2026.pdf, consulté le 04/09/2026 ; https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026).

Pour les meublés de tourisme soumis à enregistrement, le numéro d’enregistrement et le statut du loueur doivent être renseignés conformément aux règles locales et nationales ; les procédures d’enregistrement et les obligations sont décrites sur le site service-public.fr (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2045, consulté le 04/09/2026).

Pour toute démarche déclarative précise (choix d’option, dépôt de formulaire 2031, informations sur la 2042 C‑PRO), se référer aux notices et à l’espace professionnel indiqués par l’administration fiscale pour la saisie et le dépôt des pièces (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026).

Checklist « que faire »

Sources officielles et lecture complémentaire

Les documents et pages officiels cités dans cette fiche :

  • https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-locations-meublees — consulté le 04/09/2026
  • https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition — consulté le 04/09/2026
  • https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-suis-proprietaire-dune-location-meublee-de-tourisme-quel-est-le-nouveau — consulté le 04/09/2026
  • https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3610-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHAMP-40-20-20260819 — consulté le 04/09/2026
  • https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F2045 — consulté le 04/09/2026
  • https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_integral/Brochure-IR-2026.pdf — consulté le 04/09/2026
  • https://www.economie.gouv.fr/particuliers/impots-et-fiscalite/gerer-mon-impot-sur-le-revenu/location-meublee-de-tourisme-quelles-sont-les-regles-respecter-pour-sa-residence — consulté le 04/09/2026

Annexe — définitions rapides

Micro‑BIC : régime d’imposition prévoyant un abattement forfaitaire sur les recettes lorsque les conditions de recettes sont respectées ; se référer à la page des régimes d’imposition de l’administration fiscale pour les plafonds et conditions (https://www.impots.gouv.fr/particulier/les-regimes-dimposition, consulté le 04/09/2026).

Régime réel : régime permettant la déduction des charges réelles et l’amortissement du bien et du mobilier, avec dépôt de la déclaration n°2031 via l’espace professionnel (https://www.impots.gouv.fr/www2/fichiers/documentation/brochure/ir_2026/pdf_integral/Brochure-IR-2026.pdf, consulté le 04/09/2026).

Amortissement : principe comptable applicable au régime réel ; règles et limites précisées dans le BOFiP (https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/3610-PGP.html/identifiant%3DBOI-BIC-CHAMP-40-20-20260819, consulté le 04/09/2026).

Plus‑value LMNP : en principe traitée comme une plus‑value de particulier, sauf si le loueur atteint le statut LMP ; consulter la page dédiée de l’administration fiscale pour les règles de calcul et les exceptions (https://www.impots.gouv.fr/particulier/questions/je-vends-un-bien-immobilier-donne-en-location-meublee-comment-se-calcule-la, consulté le 04/09/2026).

Lucas Rousseau

Rédacteur · gîtes, locations vacances, tourisme

Lucas Rousseau suit gîtes, locations vacances, tourisme pour ruedesgites.com et vérifie chaque information avant publication.

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